Pavel Durov accuse la France 2 ans après son arrestation
Le fondateur de Telegram dénonce des pressions politiques. La justice française maintient ses accusations, la procédure reste ouverte.

Deux ans de procédure judiciaire pour Pavel Durov
Le 24 août 2024, Pavel Durov était interpellé à l'aéroport du Bourget à sa descente d'un avion en provenance d'Azerbaïdjan. Deux ans plus tard, le fondateur de Telegram passe à l'offensive.
Des accusations lourdes
Mis en examen le 28 août 2024 après une garde à vue de plusieurs jours, Durov fait face à des soupçons graves :
- Complicité dans des transactions illicites sur sa plateforme
- Diffusion de contenus pédocriminels
- Trafic de stupéfiants
- Fraude et blanchiment d'argent
- Refus de transmettre des informations aux autorités
Il avait été libéré contre une caution de 5 millions d'euros, avec interdiction de quitter le territoire français et obligation de pointer régulièrement au commissariat. Ces contraintes ont progressivement été assouplies.
La contre-attaque de Durov
Aujourd'hui, Pavel Durov affirme que cette enquête s'inscrit dans un schéma de pressions politiques orchestrées par la France. Une lecture que les autorités françaises contestent fermement.
La question centrale est celle de la responsabilité d'une plateforme face aux activités illicites de certains de ses utilisateurs. Telegram compte plusieurs centaines de millions d'utilisateurs dans le monde, ce qui rend la modération particulièrement complexe.
La procédure judiciaire reste ouverte à ce jour. Cette affaire soulève des débats importants sur la liberté d'expression, la responsabilité des plateformes numériques et la souveraineté des États face aux géants de la tech.