Le DOJ enquête sur a16z, le fonds soutien de Trump
Le Department of Justice américain scrute depuis près d'un an les pratiques d'Andreessen Horowitz, proche allié financier de Donald Trump.

Une enquête antitrust embarrassante pour la Maison-Blanche
Le Department of Justice (DOJ) américain mène depuis près d'un an une enquête sur Andreessen Horowitz, l'un des fonds de capital-risque les plus influents de la Silicon Valley et principal soutien financier de Donald Trump.
Que reproche-t-on exactement à a16z ?
L'affaire ne porte pas sur la crypto ou l'intelligence artificielle. Elle concerne la Section 8 du Clayton Act, une loi antitrust datant de 1914. Ce texte interdit à un même administrateur de siéger simultanément au conseil d'administration de deux entreprises concurrentes, au-delà de certains seuils de taille.
Deux situations posent problème :
- Ben Horowitz, cofondateur d'a16z, siège au conseil de Databricks, plateforme d'ingénierie de données et d'IA.
- Martin Casado, partner du fonds, siège au conseil de Fivetran, entreprise spécialisée dans le déplacement et la connexion de données.
En juin 2026, Fivetran a racheté dbt Labs, une société où Casado occupait déjà un siège. Ces deux entreprises évoluent sur un marché jugé concurrent : l'ingénierie de données.
Pourquoi c'est politiquement sensible ?
Marc Andreessen, figure centrale du fonds, conseille directement le président Trump sur les sujets liés à la science, la technologie et la défense. Une enquête fédérale visant son fonds crée donc une situation délicate pour l'administration américaine.
Cette affaire illustre comment les liens entre capital-risque et politique peuvent générer des conflits d'intérêts complexes, même dans des domaines apparemment techniques.