Détroit d'Hormuz : l'Iran ferme à nouveau, marchés en alerte
Deux jours après un mémorandum avec Washington, l'Iran annonce le retour du détroit d'Hormuz « à son état précédent », synonyme de fermeture.

Le détroit d'Hormuz de nouveau fermé
Deux jours seulement après la signature d'un mémorandum d'entente entre Washington et Téhéran, l'Iran a annoncé que le détroit d'Hormuz revenait « à son état précédent ».
Concrètement, cela signifie une fermeture du passage stratégique.
Pourquoi cette décision ?
Le commandement militaire conjoint iranien invoque les opérations militaires israéliennes menées au sud-Liban comme justification directe de ce revirement.
Ce retournement de situation constitue une douche froide pour les négociateurs. Le mémorandum signé mi-juin prévoyait 60 jours de discussions en vue d'un accord final, avec une réouverture du détroit sans péage.
Des signaux contradictoires
La situation est rendue encore plus confuse par les divisions internes visibles au sein du régime iranien. L'armée et la diplomatie de Téhéran envoient des messages opposés sur le vrai statut du détroit.
L'information a été relayée par l'agence semi-officielle iranienne Mehr, puis reprise par Reuters.
L'impact sur les marchés
Le détroit d'Hormuz est un point de passage crucial pour environ 20 % du commerce mondial de pétrole. Toute perturbation dans cette zone génère immédiatement des tensions sur les prix de l'énergie et une nervosité générale sur les marchés financiers, y compris les cryptomonnaies, souvent sensibles aux chocs macroéconomiques majeurs.
Les investisseurs suivent la situation de très près.