Crypto et impôts : vos wallets surveillés dès 5 000€ en France
L'Assemblée nationale a adopté le 7 avril un texte obligeant à déclarer tout portefeuille auto-hébergé dépassant 5 000€.

Le fisc français s'attaque aux wallets crypto
L'Assemblée nationale a adopté en première lecture, le 7 avril 2026, un projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Ce texte marque un tournant pour les détenteurs de cryptomonnaies en France.
Ce qui change concrètement
La mesure phare concerne les portefeuilles auto-hébergés, aussi appelés wallets non-custodial. Tout portefeuille dépassant 5 000 euros devra faire l'objet d'une déclaration annuelle auprès de l'administration fiscale.
Jusqu'ici, ces wallets restaient difficiles à tracer comparés aux comptes bancaires classiques. Cette nouvelle obligation vise directement à combler ce vide.
Un contexte de durcissement fiscal
Cette loi s'inscrit dans une tendance globale de renforcement du contrôle fiscal. En 2025, l'administration a déjà réclamé plus de 17 milliards d'euros de droits et pénalités. Le contrôle patrimonial des particuliers a notamment généré une hausse de 249 millions d'euros de montants notifiés.
En intégrant les actifs numériques dans ses dispositifs de surveillance, l'État cherche à capter une part de la richesse numérique qui lui échappait encore.
Ce que vous devez retenir
- Seuil de déclaration : 5 000€ par wallet auto-hébergé
- Fréquence : annuelle
- Concerne uniquement les wallets non-custodial (hors exchanges)
- Le texte doit encore franchir d'autres étapes législatives
Cette mesure ne constitue pas un impôt supplémentaire en soi, mais une obligation déclarative. Elle renforce néanmoins la transparence exigée aux détenteurs de crypto en France.